
Villa Oasis Marrakech — Là où la Haute Couture rencontre l’âme de la Ville Ocre
Il existe à Marrakech des lieux qui échappent au voyageur ordinaire. Des endroits où l’histoire, l’art et la beauté sensible se fondent en quelque chose qui ne se découvre pas par hasard — seulement par les bonnes portes, avec les bonnes clés. Villa Oasis est l’un d’eux.
Dissimulée au cœur du légendaire Jardin Majorelle, cette résidence privée fut le sanctuaire personnel d’Yves Saint Laurent pendant près de trente ans. Elle demeure aujourd’hui l’une des adresses les plus mythiques au monde — inaccessible au commun des voyageurs, et c’est précisément ce qui en fait l’un des privilèges les plus convoités de Marrakech. Par Exxure, ses portes peuvent s’ouvrir pour vous.
Un héritage écrit en bleu cobalt et en or
L’histoire de Villa Oasis ne commence pas par la mode. Elle commence par la peinture, la lumière, et l’obsession d’un homme pour un pays qui le fascinait profondément.
En 1924, le peintre et explorateur français Jacques Majorelle arrive à Marrakech et tombe irrévocablement sous le charme de la ville. Il acquiert une palmeraie en périphérie de la médina et consacre des décennies à la transformer en un sanctuaire botanique extraordinaire — plantant des espèces rares venues des cinq continents, construisant ateliers et pavillons, développant cette teinte d’un bleu électrique si singulier qu’elle portera un jour son nom : le bleu Majorelle. Un bleu entre cobalt et outremer, d’une intensité presque irréelle sous le soleil de la ville ocre.
La villa qu’il érige sur ces terres — baptisée à l’origine Villa Bousafsaf — est une méditation sur les contrastes : artisanat marocain traditionnel rencontre géométrie Art Déco, cèdre sculpté et zellige taillé à la main se déploient sous des arches lavées de cobalt, d’ambre et d’or. Majorelle y vit et y crée pendant près de quarante ans, faisant de ce lieu la quintessence de son univers artistique. Ce n’était pas une maison. C’était un manifeste vivant.
À sa mort en 1962, la propriété sombre progressivement dans l’abandon. Les coûts d’entretien deviennent insurmontables, la végétation s’emballe, les bâtiments se dégradent. À la fin des années 1970, le site est menacé de destruction immobilière — l’effacement total d’un trésor culturel irremplaçable qui aurait pu disparaître à jamais de la mémoire de Marrakech.
Yves Saint Laurent et l’acte de salut

En 1980, Yves Saint Laurent et Pierre Bergé interviennent et changent le destin de la propriété.
Profondément lié au Maroc depuis sa première visite dans les années 1960 — un pays qui avait façonné sa palette chromatique, ses silhouettes, tout son langage créatif — Saint Laurent rachète la propriété avec Bergé pour la soustraire à la démolition. Ce geste, autant politique qu’émotionnel, marque le début d’une aventure de restauration d’une rare ambition.
S’ensuit une résurrection méticuleuse, conduite par l’architecte américain Bill Willis et le décorateur français Jacques Grange : deux maîtres de leur art, dont les noms sont associés aux plus grands intérieurs du XXe siècle, œuvrant de concert pour honorer tout ce que Majorelle avait créé, en y superposant le raffinement et la sensibilité d’une nouvelle ère.
La villa est rebaptisée Villa Oasis. Ses pièces se garnissent de mobilier Art Déco chinés aux quatre coins du monde, d’antiquités marocaines d’une rareté exceptionnelle, de textiles précieux et d’objets d’une profonde signification personnelle pour Saint Laurent lui-même. Des céramiques berbères côtoient des pièces de créateurs européens. Des toiles contemporaines dialoguent avec des boiseries sculptées à la main. Le résultat n’est pas un musée figé, mais un espace de vie d’une beauté extraordinaire — un lieu où chaque pièce est composée avec la même intention, la même exigence, qu’une collection de haute couture.
Pour Yves Saint Laurent, Marrakech n’était pas un refuge loin de son travail. C’en était la source vive. Les ocres et terres cuites des remparts de la médina, la géométrie obsessionnelle des motifs de zellige, le jeu d’ombre et de lumière dans les riads anciens, les étoffes chamarrées des souks — tout cela irriguait directement ses créations. Les couleurs de ses collections les plus célèbres, les drapés de ses robes, les broderies de ses vestes : Marrakech s’y lisait à chaque saison. Villa Oasis était l’endroit où cette alchimie s’opérait dans sa forme la plus intime, la plus essentielle, loin des podiums et des flashs.
À sa disparition en 2008, ses cendres furent dispersées dans le Jardin Majorelle, parmi les plantes qu’il aimait. Un mémorial marque désormais l’endroit — déclaration silencieuse et profonde sur là où résidait véritablement son âme.
La visite privée — une expérience réservée au plus petit nombre
Villa Oasis n’est pas ouverte au public. Elle ne l’a jamais été, et c’est là toute sa singularité. Accéder à ce lieu demande plus qu’un billet — cela exige les bons contacts, le bon moment, et un guide issu de la Fondation Majorelle elle-même, dépositaire des clés et de la mémoire des lieux.
C’est précisément ce qu’Exxure rend possible.
Votre visite privée est conduite par un expert de la Fondation, qui donne vie aux secrets de la villa avec une précision et une passion rares : ses détails architecturaux, les choix qui ont guidé sa restauration, les anecdotes liées aux objets personnels que Saint Laurent avait choisi de s’entourer, l’histoire des artisans qui y ont travaillé, et l’esprit particulier qui habite chaque pièce, chaque couloir, chaque patio. C’est une visite qui ne ressemble à aucune autre — parce qu’elle s’adresse à ceux qui veulent comprendre un lieu, pas seulement le voir.

La visite dure environ une heure. Elle se conclut par une légère collation — un moment de pause bienvenu après une expérience qui demande à être absorbée lentement, laissée résonner.
Les visites sont strictement limitées à cinq personnes. La photographie est interdite à l’intérieur. Les enfants de moins de 12 ans ne sont pas admis. Les horaires sont impératifs. Ces règles ne sont pas des contraintes — elles sont les conditions qui font de cette expérience ce qu’elle est : intime, recueillie, et véritablement rare.
Informations pratiques :
– Réservation : minimum deux semaines à l’avance
– Règlement : une semaine avant la visite, par virement bancaire
– Tarif : 50 000 MAD (don à la Fondation Jacques Majorelle)
– Disponibilité : tous les jours, sous réserve du calendrier de la Fondation
– Groupes de plus de 5 personnes : division en deux visites successives
Prolongez l’expérience — Jardin Majorelle et Musée Yves Saint Laurent
Villa Oasis ne se vit pas seule. Elle s’inscrit dans un écosystème de richesse culturelle que l’on peut approfondir lors d’une journée immersive orchestrée par Exxure.
Le Jardin Majorelle lui-même — aujourd’hui restauré et entretenu avec une rigueur absolue par la Fondation Jardin Majorelle — est l’un des espaces botaniques les plus envoûtants au monde. Ses allées ombragées serpentent entre des bambouseraies aux reflets jade, des cactées monumentales dressées comme des sculptures, des bassins couverts de lotus d’où émergent des nénuphars géants. Les bâtiments semblent vibrer dans ce bleu impossible. Le silence n’y est rompu que par le murmure des fontaines et le chant des oiseaux. On comprend immédiatement pourquoi Majorelle n’a jamais voulu partir, et pourquoi Saint Laurent y revenait inlassablement.
Attenant au jardin, le Musée Yves Saint Laurent Marrakech — inauguré en 2017 et signé par le cabinet d’architecture Studio KO — retrace l’arc d’une vie créative façonnée en grande partie par le Maroc : ses esquisses préparatoires, ses collections emblématiques, les sources visuelles de ses obsessions, les hommages répétés à la culture marocaine qui traversent quarante ans de création. C’est un musée d’une clarté et d’une élégance rares, qui éclaire la villa d’un jour nouveau.
Ensemble, ces trois espaces — le jardin, le musée, la villa — composent un portrait complet et bouleversant d’un homme et du pays qui l’a révélé à lui-même. Une journée entière peut y être consacrée, et elle ne semblera jamais de trop.
Arrivez de n’importe où — notre option vol privé
Pour les voyageurs en provenance de Paris, Monaco, Barcelone, Genève, Londres ou d’ailleurs, Exxure peut organiser un vol privé aller-retour à Marrakech pour une journée d’exception absolue.
Arrivée le matin à l’aéroport Marrakech-Ménara. Transfert en véhicule privé. Visite exclusive de Villa Oasis. Promenade dans le Jardin Majorelle. Déjeuner dans un riad de la médina. Découverte du Musée YSL. Retour en soirée.
Une journée. Aucune fatigue d’itinéraire. Aucun check-in, aucun check-out. Seulement une fenêtre soigneusement ourlée sur l’une des villes les plus extraordinaires du monde, conçue et délivrée au niveau que vous attendez.
Questions fréquentes
Combien de personnes peuvent visiter simultanément ?
Cinq personnes maximum par visite. Au-delà, les groupes sont divisés en deux sessions successives.
La photographie est-elle autorisée ?
Elle est strictement interdite à l’intérieur de la villa. Le jardin reste, lui, librement photographiable.
Peut-on combiner la visite avec d’autres activités Exxure à Marrakech ?
Absolument. Exxure peut concevoir une journée ou un séjour complet autour de Villa Oasis, incluant gastronomie, artisanat, spa, survol en montgolfière ou toute autre expérience exclusive que vous souhaitez vivre.
C’est ce que fait Exxure
Nous ne vendons pas du tourisme. Nous concevons des instants qui ne peuvent pas être reproduits — des expériences qui requièrent une connaissance précise des lieux, des relations cultivées sur le long terme, et une compréhension juste de ce que le luxe signifie réellement : non pas le prix d’une chose, mais sa rareté absolue.
Villa Oasis incarne tout ce en quoi nous croyons. Elle est belle d’une beauté qui ne s’épuise pas. Elle est chargée d’une histoire qui dépasse les modes. Elle est, au sens le plus vrai et le plus profond du terme, irremplaçable.
Nous serions honorés de vous y ouvrir les portes.